Historique

Dans plusieurs villages de la Gaspésie, de la Côte-Nord et des Îles-de-la-Madeleine, des riverains sont sur le point de perdre «l’âme» de leurs villages : leurs quais, lieux de rassemblement, d’échange et de travail. Pour ces populations qui vivent face à la mer, un village sans quai c’est comme une maison sans porte; c’est un drame collectif et le temps presse.

QUAIS-BLUES témoigne de l’indignation et de la lutte de nombreux riverains et pêcheurs pour sauver leurs quais; le combat d’une minorité mais qui concerne tout le pays. N’assistons-nous pas dans l’ignorance, si ce n’est dans l’indifférence, à la disparition d’un large secteur de notre patrimoine maritime… 

« La meilleure façon de tuer un homme, a écrit Félix Leclerc, c’est de le payer pour être chômeur. La meilleure façon de tuer un village côtier, renchérit le cinéaste Richard Lavoie, c’est de faire disparaître son quai. Le vétéran documentariste (Le temps des Madelinots, Rang 5)  a monté et redescendu le Saint-Laurent, sur ses deux rives, pour témoigner d’un drame silencieux qui se joue dans l’indifférence des gouvernements. Dans plusieurs villages de la Gaspésie, de la Côte-Nord et des Îles-de-la-Madeleine, les populations locales assistent, impuissantes, au délabrement progressif de leur quai, ce lieu de rassemblement indispensable à la cohésion communautaire. »

Normand Provencher (Le Soleil)