Manifeste

Suite aux présentations publiques du film QUAIS-BLUES, des citoyens et l’équipe de réalisation ont entrepris une action commune pour sauver les quais de village du St-Laurent. Dans un premier temps, la présente pétition et ses milliers de signatures sera remise au Premier Ministre du Canada.

Le Comité pour la Sauvegarde des Quais du St-Laurent

SAUVONS NOS QUAIS, SAUVONS NOS VILLAGES CÔTIERS !

La plupart des quais de village du St-Laurent sont en ruines ou carrément disparus. Une situation dramatique que partagent douloureusement bon nombre de villages côtiers et finalement tout le Québec.

Plus de quais, plus de bateaux qui partent ou s’arrêtent, plus de pêcheurs à la ligne, plus d’amoureux du fleuve venus sympathiser ou se refaire une santé… plus de contact quotidien avec la mer .

Au bout de son quai mal en point de Ste-Anne-des-Monts, Gaétan Pelletier dans le film Quais-Blues s’exprime ainsi : « Pour les gens d’ici, le quai c’est le prolongement de leur salon… tu condamnes le quai ici à Ste-Anne et c’est les hôpitaux qui se remplissent… »

Et Bernadette Gagnon de la Martre en haute Gaspésie, pensive devant son quai disparu : « Un quai, un clocher, un phare, un bout de chemin… c’est ça un village… »

UNE PÉTITION POUR LA SAUVEGARDE DES QUAIS

Le Comité pour la Sauvegarde des Quais du St-Laurent croit essentiel qu’une action urgente soit entreprise pour aider à

sauver, restaurer ou même reconstruire les quais disparus.

Et dans l’immédiat, à l’image du quai de Ste-Flavie en Gaspésie en voie d’être reconstruit de manière traditionnelle et à un coût relativement modeste, les signataires de cette pétition veulent donner leur appui, entre autres, aux citoyens des villages côtiers de :

Ste-Anne-des-Monts, Godbout, Cap-Desrosiers, Carleton, Port-au-Persil et St-Antoine-de-Tilly pour la sauvegarde de leurs quais, tous mal-en-point, tous menacés à court-terme de disparaître.

Nous nous mobilisons pour que le Gouvernement fédéral propriétaire des quais investissent rapidement dans ces infrastructures maritimes si chères à nos régions autant pour leur vocation économique, touristique que communautaire. Il ne suffirait que de détourner de sa trajectoire le prix d’un seul avion de chasse CF35 pour assurer une vocation à long terme à la plupart des quais du St-Laurent !

LA QUADRATURE DU CERCLE!

Dans l’immédiat le gouvernement fédéral se contente d’enrocher, grillager ou fermer les quais dangereux en attendant de les démolir et cela à des coûts souvent supérieurs à leur reconstruction ! Dans cette période de son désengagement (autant pour les phares, le chemin de fer gaspésien, les aéroports que pour les nombreux quais moribonds) le fédéral tente de remettre ces infrastructures coûteuses aux citoyens et particulièrement aux municipalités. Mais ce sont des cadeaux empoisonnés puisqu’elles n’ont généralement pas les moyens de les entretenir !

Comme si le bonheur des gens et l’harmonie et la beauté architecturale d’un village n’avaient aucune répercussion sur la rentabilité économique ! « Depuis que le quai est enroché, les touristes passent tout droit, n’arrêtent plus dans notre village » affirme un citoyen de Marsoui.

Les priorités des ministères fédéraux à vocation économique responsables des quais, Ministère des Pêches et Océans et Ministère des transports, respectent peu ou pas du tout les dimensions humaines et sociales qui justifieraient à elles seules la sauvegarde des quais de village :

l’importance du quai, nouvelle place du village, sur la santé et le loisir des gens, sa valeur patrimoniale, culturelle et historique.

L’ACTION DU GOUVERNEMENT PROVINCIAL

Il est clair que tôt ou tard le Québec devra prendre la relève du fédéral dans la politique des quais le long de nos grandes voies navigables : décider collectivement de ce que l’on veut en faire ainsi que des nouvelles vocations à donner au transport fluvial et à ses activités humaines connexes.

Pour que revivent et prospèrent les nombreux villages côtiers abandonnés à leur sort depuis des lustres.

Pour l’instant la situation est bloquée et nous sommes en voie de perdre inexorablement la majorité de nos installations portuaires.

Notre avenir est-il de regarder passer au loin de grands navires qui ne s’arrêtent plus, de laisser au temps et à la mer et à l’incurie gouvernementale, le soin d’effacer inexorablement les précieuses traces de civilisation maritime sur nos rives ?

PAR LE COMITÉ POUR LA SAUVEGARDE DES QUAIS DU ST-LAURENT

Signez la pétition en ligne ici